Les deux orgues

ORGEL | ORGUE VAN  BEVER Frères – Amiens et Bruxelles - 1910

 

    

Grand-Orgue:

Bourdon 16'
Montre 8'
Bourdon 8'
Flûte Harmon. 8'
Gambe 8
Flûte 4'
Prestant 4'
Fourniture III-V rgs
Cornet V rgs
Trompette 8'
Clairon 4'

Positif:

Quintaton 16'
Principal 8'
Cor de Nuit 8'
Salicional 8'
Unda Maris 8’
Flute Douce 4'
Flageolet 2'
Carillon
Clarinette 8'

Récit:

Bourdon 16'
Flute Traversière 8'
Bourdon 8'
Violon 8'
Flute Octave 4'
Quinte 2' 2/3
Octavin 2'
Voix Céleste
Voix Humaine 8'
Basson Hautbois 8'
Trompette Harmonique 8'

Pédale:

Contre Basse 16'
Soubasse 16'
Flûte 8'
Violoncelle 8’
Bombarde 16'

 

Tirasse: G.O., Pos., Réc.
Accouplements:
Pos./G.O., Réc./G.O., Réc./Pos. en Oct.grave  Récit (16') op G.O.
Appels et combinaisons:
Anches Récit, Anches Positif, Anches G.O.

Trémolo.
Expression Positif, Expression Récit
P, MF, F, FF, Annulateur.
Transmission de la Gambe 8 du GO à la Pédale Violoncelle 8
Traction pneumatique des registres.
A’ = 429 Hz à 13 ° Celsius
Barker pneumatique GO
Barker électrique Pos, Réc.

G.O. 56 notes (do - sol 5)
Récit expressif 56 notes (do - sol 5)
Positif expressif 56 notes (do - sol 5)
Pédale 30 notes ( do - fa 3)
G.O. Cornet V ( do 3 - sol 5)
Récit expressif
Voix Céleste (do 2 - sol 5)
Carillon II (do 3 - sol 5)
Positif expressif
Unda Maris ( do 2 - sol 5)
- Pédale
Soubasse 16’ = reprise du Bourdon 16’ du GO
Violoncelle 8 = reprise de la gambe 8’ du GO
2500 tuyaux.

 

Entretien – changements - restauration


1910 Construction : atelier Frères Van Bever ( Laeken)
De 1910 à 2017 : Entretien par l’atelier Van Bever et ses successeurs Fr. Draps, S. Eyckmans et J.-P. Draps, sauf l’intervention en 1956/7.
En 1956/7 quelques registres ont été changés : ajout d’une Tierce au Récit ; la Voix Céleste est enlevée ; changement de l’Unda Maris au Positif vers une Voix Céleste ; au GO ajout d’une doublette 2’ remplaçant le prestant 4’ qui est placé à l’endroit de la gambe 8’ qui est enlevée. Au pédalier le violoncelle 8’ est remplacé par le prestant 4’ en transmission avec le prestant 4’ au GO. Les changements sont effectués par le facteur d’orgue Delmotte de Tournai.
1973 : relevage par J.P. Draps (Erps-Kwerps).
Restauration en 2014-2015 par J.P.Draps avec B. Van Buren pour l’harmonisation et M. Goossens comme expert. Retour à la disposition originale des registres. Ajout d’un Barker électrique réversible Récit – Positif, laissant le choix d’accoupler aussi mécaniquement.

  

De nouvelles techniques pour une restauration historique
Le grand orgue Van Bever (1910) de l'église des Dominicains à Bruxelles*


Comment faut-il restaurer un orgue historique afin d’éliminer définitivement quelques problèmes de la construction originale si l’on veut en même temps garder entièrement intacts le concept, la construction et le caractère historique de l’instrument ? Pour préciser d’emblée le concept «restauration historiquement authentique» nous gardons comme principes de base les points suivants : 1. Le retour à la disposition originale ; 2. Faire en sorte que l’instrument puisse servir au maximum ceux qui l’utilisent quotidiennement ; 3. Garder et préserver entièrement intact et inchangé l’instrument dans son état original quant à sa construction, son caractère et son jeu.

L’orgue romantique de l’église des Dominicains date de 1910. Il est unique dans son genre, étant le plus grand qui soit en Belgique, à trois claviers et entièrement sorti de l’atelier des frères Van Bever. Un instrument identique à Courtrai a été incendié. Dans l’église Saint-Sauveur à Lille (FR) se trouve un orgue qui dépasse quelque peu celui de Bruxelles et qui a servi comme modèle pour celui-ci. L’orgue de Lille construit dans un buffet unique compte quelques registres de plus et est doté de deux machines Barker pneumatiques. À Bruxelles, l’orgue a deux buffets autour d’un grand vitrail : du côté de la console se trouve le buffet avec le Positif et le Récit tandis que le buffet de l’autre côté de la tribune contient le Grand-orgue et la Pédale. La profondeur limitée des buffets à Bruxelles ne permettait de construire qu'une seule machine Barker desservant le Grand-orgue. En 1957 quelques registres ont été changés. La restauration de 2013-2014 a permis de retourner à la composition originale. Les archives de l’atelier Van Bever ont dans ce travail été d’une précieuse aide.

Quels étaient les problèmes de la construction originale qui devaient être résolus ? N’est-il pas inhabituel de les prendre au sérieux seulement maintenant ? Car pendant plus de cent ans l’instrument très solide et fortement apprécié de Van Bever a quotidiennement servi pour la liturgie, pour l’étude ainsi que pour des concerts. Et comment éliminer des problèmes de construction sans modifier la construction originale elle-même ? N’est-ce pas une contradiction en soi ?
À la grande jouissance de celles et ceux qui jouent sur l’instrument restauré et à l’étonnement des sceptiques et des «incrédules» – ceux qui ne reconnaissaient pas le problème ou croyaient le défi impossible – la restauration a pu être réalisée en respectant les contraintes de la sauvegarde authentique, grâce à de nouvelles techniques, aussi «évidentes qu'extraordinairement simples». Il fallait seulement y penser.

Michel Goossens, auteur du projet de la restauration, explique ici les problèmes de la construction originale, la nécessité d’y remédier par l’ajout d’une «Machine Barker électrique» réversible comme prévu dans le cahier des charges. Il traite successivement les fonctions de la machine Barker électrique, la terminologie, la manipulation, le montage, l’emplacement et la construction, ainsi que la corrélation avec le toucher.

Les fonctions de la machine Barker ajoutée :
- Diminuer la pression du toucher lorsque le Récit est accouplé au Positif. La toucher était généralement considéré comme assez lourd. Vu le fait que le toucher du seul Récit dépasse déjà largement la gamme maximale des appareils de mesure habituels, soit 250 grammes, la pression accouplée devient assez élevée. Nous y reviendrons plus loin.
- Anticiper un fonctionnement aléatoire de l’accouplement mécanique. Ce problème se produisait surtout en hiver.
- Éliminer un problème de la construction originale : en accouplant le Récit au Positif, le Récit n’est effectivement accouplé à la Pédale par le Positif que si la touche en question est manuellement activée au Récit. Il est impensable que cela ait été l’intention du constructeur. La «machine Barker électrique» restaure maintenant la logique de l’accouplement en cascade, propre à ce type d’orgue. Le problème inhérent à la construction originale a été résolu, sans aucune modification de celle-ci.

Notre premier souci a toujours été de garder l’instrument dans son état original. Nous nous sommes imposé cette condition incontournable en proposant la solution d’un ajout sous forme d’une machine Barker électrique. L’ajout n’affecte nullement le fonctionnement original de l’instrument. Il est entièrement réversible. Tous les éléments ajoutés sont amovibles et ne laissent la moindre trace sur la construction originale. L’organiste se trouve alors devant le choix d’utiliser ou pas la machine Barker électrique. En effet, l’on peut aussi utiliser le fonctionnement original, comme auparavant. En outre, rien n’a été changé ou ajouté à la console : elle garde intégralement son aspect original.

La terminologie.
Pour ce qui est la terminologie de l’ajout, nous préférons l’appeler « machine Barker électrique » et non pas « accouplement électrique ». Car l’ajout restaure le principe de l’accouplement précisément comme s’il y avait été installé un levier Barker pneumatique au Positif. Les orgues dotés d’accouplements électriques se comportent en effet autrement. S’il y avait une machine Barker pneumatique classique la traction mécanique du Positif serait interrompue. Ce n’est pas le cas ici car le toucher du Positif n’a en rien changé : il reste mécanique, ainsi que celui du Récit. Lorsque le récit est accouplé électriquement au Positif, l’organiste ressent le toucher mécanique du Positif.

La manipulation de la machine Barker électrique.
Le Récit peut donc être accouplé au Positif de deux manières :
1. Comme autrefois, de façon mécanique. Ce mode est d’application lorsque l’on met l’orgue en marche.
2. De façon électrique : il faut enclencher supplémentairement la machine Barker électrique en activant deux interrupteurs installés dans un placard : il s’agit d’un interrupteur « off-on » qui pourvoit la tension et un bouton à pression qui enclenche le système.


La manipulation même se fait à la console en utilisant la cuillère d’accouplement mécanique. Mais au lieu d’accrocher la cuillère d’accouplement comme d’habitude, on l’embraye seulement, c'est-à-dire qu'on la pousse et on la relâche comme un interrupteur de pulsion : une fois pour enclencher l’accouplement, une deuxième fois pour le neutraliser. Lorsque l’accouplement est actif, une petite lampe led rouge illumine la cuillère d’accouplement. Elle est invisiblement installée derrière l’éclairage du pédalier. Lorsqu’on débranche l’orgue le système redevient automatiquement mécanique. L’organiste suivant trouvera ainsi l’orgue dans son mode de fonctionnement original.

   

Montage et exécution pratique.
Sous la planche des boursettes du Récit se trouve la barre d’équerres avec les équerres en laiton qui tirent les fils des soupapes. Peu en dessous de la barre d’équerres sont installés les 56 électro-aimants, montés sur une traverse en bois attachée aux profils en acier qui ancrent l’orgue dans le mur. Sur les équerres sont pendus des petits crochets en laiton se terminant en tige filetée à l’endroit où elles traversent les bascules des électro-aimants. Ceci permet d’ajuster par des écrous en cuir le point d’attaque de l’aimant. Lorsque l’on joue sur le Récit les crochets passent sans entrave par les trous des bascules.

    


Les électro-aimants sont activés par des contacts. Le système est simple : deux fils de contact en argent qui se touchent sont montés le long des vergettes du Positif près de la machine Barker pneumatique et en hauteur d’un peigne de vergettes où les tractions du Positif et du Récit passent ensemble. L’endroit est facilement accessible pour le montage et les ajustements.
Les contacts sont montés sur une petite console, attachée aux montants du châssis de la machine Barker. À cet endroit des petits clips synthétiques serrent les vergettes qui tirent ainsi les fils de contacts. Le câblage entre les aimants et les contacts est lié aux montants avec des colliers de câblage. Visuellement et matériellement l’ajout de cette machine Barker électrique est minimal. Il n’empêche en rien l’accès à l’instrument pour l’entretien ou une réparation. L’alimentation (24 volt) et la partie électronique du système se trouvent dans le coffret électrique et dans le placard où se trouve l’interrupteur “off-on”.

       

La corrélation au toucher.
Il va de soi que la restauration a précisé le toucher mécanique et l’a rendu plus agréable. En outre, la machine Barker électrique augmente indéniablement le confort du toucher. Cette appréciation physique et donc subjective est toutefois confirmée par les mesures suivantes :
Le toucher de l’accouplement mécanique du Récit au Positif passe de 267 grammes à 517 grammes.
Le toucher de l’accouplement électrique passe de 160 à 278 grammes, ce qui est équivalent au toucher du Positif. (Note de Michel Goossens, 1er mai 2016)

Conclusion
La note de l'auteur du projet de restauration fait comprendre comment une «pensée pratique» s’est jumelée de façon justifiée à un respect radical pour l’instrument historique qu’est l’orgue Van Bever.
Toute restauration historique exige du respect pour l’œuvre originale. Des adaptations et l’ajout de nouvelles techniques peuvent garantir un nouvel avenir. Y aurait-il aujourd’hui quelqu’un pour interdire définitivement tout usage d’éclairage et d’électricité dans une église historique ? En introduisant l’exécution novatrice de cette machine Barker électrique réversible, nous avons fait, comme maître d’ouvrage de l’orgue Van Bever, un choix justifié. Le principe d’une machine Barker électrique n’est pas nouveau. Ce qui, à notre sens, est révolutionnaire c’est cette exécution technique – extrêmement simple et sans transformations – qui conserve l’orgue intégralement dans son état original, le préserve intact pour un nouvel avenir et solutionne les problèmes de la construction originale. Les éléments de la machine Barker électrique ont un volume réduit ; ils sont amovibles sans laisser la moindre trace ; le confort du jeu et le toucher ont particulièrement gagné et les problèmes cités de l’accouplement ont définitivement disparu.

Notre choix est justifié et donne entière satisfaction. Cette machine Barker fonctionne parfaitement. Des organistes de renommée internationale l’utilisent et l’apprécient. Les puristes qui ne jurent que sur l’immu(t)abilité des choses trouveront ici instruction et paix. L’historicité exige constamment une nouvelle façon de penser. Grâce à la maîtrise professionnelle et à l’expertise du facteur d’orgues Jean-Pierre Draps et de l'auteur du projet de restauration Michel Goossens le grand orgue Van Bever à Bruxelles a entamé avec confiance un nouveau centenaire.

M. Butaye o.p.


*voir Trimestriel : Orgues Nouvelles, Printemps 2017, n° 36, p. 8-9 et CD Orgues Nouvelles - Claviers européens, extrait 9 Germaine Labole, Final de la Symphonie en si mineur, par Masako Honda. 
www.orgues-nouvelles.org

 

 

Nieuwe technieken bij een historische restauratie
Het Van Bever orgel (1910) te Brussel – Dominicanenkerk

Hoe kan men een historisch orgel zo restaureren dat enkele oorspronkelijke constructieproblemen en beperkingen weggewerkt worden en dat tegelijk het concept, de historische bouw en het karakter van het instrument volledig intact blijven? Het orgel ‘historisch’ restaureren betekende hier dat enkele vanzelfsprekende uitgangspunten gerespecteerd zouden worden : 1. terugkeren naar de oorspronkelijke dispositie, 2. het instrument maximaal dienstbaar maken voor wie het dagelijks gebruikt, 3. de oorspronkelijke bouw en speelwijze van het instrument volledig bewaren.

Het romantisch orgel van de Dominicanenkerk werd in 1910 voltooid en is het grootste volledig oorspronkelijke orgel en het enige drieklaviersinstrument van Van Bever in België. Een identiek instrument in Kortrijk ging verloren in een brand. In de Saint-Sauveurkerk te Lille (FR) bouwde Van Bever een iets uitgebreider orgel (1903) dat model stond voor dat van de Dominicanenkerk. Het heeft enkele registers méér, is opgebouwd in één orgelkast met front en uitgerust met twee pneumatische barkermachines. In Brussel is het instrument ondergebracht in twee kasten aan weerszijden van een groot glasraam: aan de ene kant bevindt zich de speeltafel, het positief en het reciet en aan de overzijde van het doksaal het hoofdwerk en pedaal. De beperkte ruimte in de ondiepe orgelkast in Brussel laat slechts één barker toe, in casu op het hoofdwerk. In 1957 onderging het orgel enkele registerwijzigingen. De huidige restauratie (2013-2014) heeft de oorspronkelijke dispositie hersteld.

Welke bouwkundige problemen dienden hersteld te worden? Lijkt dit niet vreemd bij een stevig orgel dat gedurende honderd jaar quasi intact is gebleven, druk werd bespeeld voor liturgie, studie en concerten en veel waardering genoot? En hoe kan men constructieproblemen verbeteren zonder de bouw te veranderen? Dit lijkt een contradictio in terminis. Tot grote voldoening van wie nu het gerestaureerde orgel bespeelt en tot verbazing van ‘ongelovigen’ – zij die de problemen niet zagen of een oplossing onmogelijk achtten – is de restauratie daarin geslaagd. Een hedendaagse techniek vond hier een nieuwe en tegelijk vanzelfsprekende toepassing.
Zoals voorzien in het restauratiedossier werd een “elektrische barkermachine” toegevoegd.

Michel Goossens, auteur van het restauratieproject, belicht in de hiernavolgende nota de functies en de aard, de benaming, de werking, plaatsing en bouw van deze “elektrische barkermachine” en de correlatie met de toetsdruk.

“ De functies van deze toevoeging zijn:
-  De toetsdruk verlichten bij de koppeling van reciet aan positief. De toetsdruk werd algemeen als vrij zwaar ervaren. Vermits de individuele toetsdruk van het reciet het maximumbereik (250 gram) van de gebruikelijke meettoestellen al ruimschoots overschrijdt, wordt de gekoppelde druk vrij hoog. We komen hier verder op terug.
-  Anticiperen op een wisselvallig functioneren van de mechanische koppeling. Dit deed zich in het verleden vooral tijdens de winterperiode voor.
- Een constructief probleem ondervangen: bij mechanisch koppelen van reciet aan positief wordt het reciet slechts meegetrokken door de pedaalkoppeling van het positief nadat de betreffende noot op het reciet manueel wordt aangeraakt. Dit kan nooit de bedoeling geweest zijn van de orgelbouwer. De elektrische barkermachine herstelt nu de logica van doorkoppeling eigen aan dit type orgel. Een probleem, inherent aan de originele constructie, wordt zodoende verholpen zonder ingreep op de bestaande.

Het instrument in zijn oorspronkelijke toestand behouden is steeds ons uitgangspunt en nadrukkelijke voorwaarde geweest bij het voorstellen en realiseren van deze toevoeging. De toevoeging grijpt op geen enkele wijze in op het originele functioneren van het instrument en is volledig omkeerbaar: alle bijgekomen onderdelen zijn demonteerbaar zonder enig spoor na te laten. De organist heeft nu de keuze de elektrische barkermachine al dan niet te gebruiken. Het orgel blijft immers bespeelbaar op dezelfde wijze als voorheen. Ook het uitzicht van de speeltafel is origineel gebleven: niets is gewijzigd of toegevoegd.

We verkiezen de benaming “elektrische barkermachine” – of elektrische barker - boven “elektrische koppeling” omdat de voorziening de logica volgt van doorkoppeling, als was er een pneumatische barker geïnstalleerd op het positief. De “elektrische koppelingen” van orgels met een elektrische tractuur gedragen zich anders. Bij een klassieke pneumatische barker zou de mechanische tractuur van het positief worden onderbroken. Hierdoor zou ook het mechanisch toucher verloren gaan. Dat is nu niet het geval. Aan het toucher van het positief is niets gewijzigd, het blijft mechanisch, zoals ook het toucher van het reciet mechanisch blijft. Bij elektrische koppeling van reciet aan positief ervaart de speler het mechanisch toucher van het positief.

De bediening van de elektrische barkermachine.
Het reciet kan dus op twee manieren aan het positief gekoppeld worden:
1. Zoals voorheen, op de oorspronkelijke, mechanische wijze. Wanneer het orgel wordt aangezet is deze modus van toepassing.
2. Elektrisch: hiertoe moet de elektrische barker bijkomend worden ingeschakeld. Dat gebeurt met twee knoppen die zijn ondergebracht in de muurkast: - een “aan-uit” knop die het systeem onder spanning brengt en een drukknop om het te activeren.


Aan de speeltafel zelf gebeurt de bediening via de mechanische koppeltrede. In plaats van de koppeltrede in te haken wordt deze nu als impulsschakelaar gebruikt: eenmaal indrukken om de koppeling aan te zetten, andermaal indrukken om de koppeling te beëindigen. Is de koppeling ingeschakeld, dan worden de koppeltrede en het naamplaatje rood aangelicht door een ledlampje dat gemonteerd is achter de pedaalverlichting. Schakelt men het orgel uit, dan wordt het systeem automatisch opnieuw mechanisch. De volgende organist treft het orgel dan aan in zijn originele werkingsmodus.

   

Montage en praktische uitwerking.
Onder de pulpetenplank van het reciet bevindt zich de winkelhaakbalk met de messing winkelhaken die rechtstreeks de draden naar de kleppen aantrekken. Net daaronder zijn de 56 elektromagneten aangebracht. Deze zijn gemonteerd op een houten balk die op zijn beurt bevestigd is aan de profielijzers waarmee het orgel is verankerd in de muur.
Over de winkelhaken werden messing haakjes gehangen. Deze eindigen in schroefdraad op de plaats waar ze door de ankerstaven ( het bewegend deel ) van de elektromagneten (wipmagneten) gaan. Zo kan het aangrijpingspunt van de magneten door middel van lederen moeren worden afgesteld. Bespeelt men het reciet, dan zakken de haakjes ongehinderd door de gaten.

    


De elektromagneten worden geactiveerd door contacten. Een eenvoudig systeem van twee elkaar rakende zilvercontactdraden werd gemonteerd langsheen de abstracten van het positief, namelijk vlakbij de pneumatische barkermachine, ter hoogte van een abstractenkam waar de tractuur van positief en reciet samen doorheen lopen. Die plaats is gekozen omdat ze gunstig is voor montage en afstelling.
De contacten zijn gemonteerd op een kleine console die bevestigd is op de barkermachine. Op de abstracten van het positief werden aanspannende kunststoffen clipjes geschoven die de contactdraden meetrekken. De bedrading van de magneten naar de contacten werd langs de stijlen van de barker geleid door middel van kabelbinders. Zowel visueel als materieel is de impact voor het orgel minimaal en op geen enkele manier wordt de toegankelijkheid van het instrument voor reparatie of onderhoud bemoeilijkt.
De voeding (24 volt) en de elektronica voor het bedieningssysteem bevinden zich in de bestaande elektriciteitskast en in de muurkast met de “aan-uit”-schakelaar.

        

Correlatie met de toetsdruk.
De restauratie heeft vanzelfsprekend bijgedragen tot een mechanisch precieze en aangename speelaard. Daarenboven verhoogt de elektrische barkermachine beduidend het speelcomfort. Deze fysieke en dus uiteraard subjectieve appreciatie wordt bevestigd door de volgende metingen :
Toetsdruk bij mechanisch gekoppeld reciet aan positief: gaande van 267 naar 517 gram.
Toetsdruk bij elektrisch gekoppeld reciet aan positief: gaande van 160 naar 278 gram. Dit is de toetsdruk van het positief.
( nota Michel Goossens, 1 mei 2016 )

Conclusie
De toelichting van de auteur van het restauratieproject laat zien hoe een praktisch denken hier op gerechtvaardigde wijze is samengegaan met een radicaal respect voor het historisch instrument.
Elke historische restauratie vraagt respect voor het origineel bouwwerk. Aanpassingen en inbreng van nieuwe technieken kunnen een nieuwe toekomst garanderen. Zou iemand vandaag nog het licht en de elektriciteit in een historische kerk definitief willen uitschakelen? Met de invoering van het hierboven beschreven bijzonder type van een elektrische barkermachine hebben wij als bouwheer voor het Van Bever orgel een weloverwogen keuze gemaakt. Het principe van een elektrische barker is niet nieuw. Wél revolutionair en nieuw is hier de bijzondere technische uitwerking - uiterst eenvoudig en niet ingrijpend - die het historisch orgel in zijn oorspronkelijke bouw ongeschonden naar de toekomst bewaart en de inherente beperkingen wegneemt. De elektrische barkerelementen zijn minimaal qua ‘volume’; ze kunnen zonder meer weggenomen worden; het speelcomfort is aanzienlijk groter en de koppelperikelen zijn definitief verdwenen.

Onze keuze is terecht en schenkt voldoening. Deze elektrische barkermachine functioneert perfect. Internationaal gezaghebbende organisten gebruiken en waarderen die. Puristen die zweren bij onveranderlijkheid zullen hier rust en lering vinden. Historiciteit vereist constant een nieuwe manier van denken. Het Van Bever orgel te Brussel kan dankzij de expertise en de vakkundigheid van orgelbouwer Jean-Pierre Draps en van de auteur van het restauratieproject Michel Goossens een nieuwe eeuw met gerust gemoed ingaan.
M. Butaye o.p.
*zie tijdschrift : Orgues Nouvelles, Printemps 2017, n° 36, p. 8-9 en de CD Orgues Nouvelles - Claviers européens, extrait 9 Germaine Labole, Final de la Symphonie en si mineur, door Masako Honda.
www.orgues-nouvelles.org

MASAKO HONDA
CD Orgue Van Bever orgel
Augustin Barié (1883-1915)
Symphonie en si bémol mineur op. 5
Prélude, Fugue, Adagio, Intermezzo, Finale
Déodat de Séverac (1872-1921)
Suite pour orgue en mi mineur
Prélude, Choral, Fantaisie Pastorale, Final (Fugue)
Germaine Labole (1896-1942)
Symphonie en si mineur
Prélude, Fugue, Aria, Final.

Info : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. 
Attachée à l’Eglise des Dominicains de Bruxelles
Verbonden aan de Dominicanenkerk te Brussel

ELS BIESEMANS

CD Orgue Van Bever orgel
César Franck (1822-1890) Pièce Héroïque (Trois Pièces)
Paul Gilson (1865-1942) Prélude sur un vieux lied flamand*
Raymond Moulaert (1875-1962) Lazarus (Trois poèmes bibliques)*
Joseph Jongen (1873-1953) Le bon chival*
Valéry Aubertin (1970) Vincent van Gogh (Livre ouvert) *
Louis Vierne (1870-1937) Symphonie IV
* world première recordings
CD orgue Van Bever orgel
Eglise des Dominicains | Dominicanenkerk
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L’ORGUE THOMAS ORGEL  – Ster Francorchamps  2006

 

 

  Grand Orgue
Quinte 1 1/3
Octave 2 
Nazard 3
Flûte 4 ( wandelend)
Principal 4
Gambe 8
Flûte ouverte 8
I + II
I + Péd
II + Péd
Positif
bourdon 8
flûte 4 (baladeur )
dulzian 8

Tremblant
a1 = 440Hz
tempérament inégal

Pédale
soubasse 16
basse 8

Flûte 4 baladeur
C - g3
C - f1

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